Jurisprudence de la Cour des comptes au titre de la RGPRetrouvezsurcettepagelesderniersarrêtsimportantsdelaCourdescomptesconcernantl’applicationdelaresponsabilité financière des gestionnaires publics (RGP). La RGP est détaillée sur cette page du site.Arrêt du 29 mai 2026 « Commune de Kourou ».Danscetarrêtl’ancienmairedelacommunedeKourouavusaresponsabilitéengagéeautitredel’infractiond’octroid’avantageinjustifiédéfinieàl’articleL.131-12du codedesjuridictionsfinancières.Desprestationspourdesdéplacementsd’élusmunicipauxavaientétéengagées,liquidéesetpayéesenviolationdesdispositionsducode généraldescollectivitésterritoriales;idempourdeslocationsdevoiturespourdeprochescollaborateurs.Lacourajugéquelemaireavaittrouvéunintérêtpersonnel indirect à ces règlements du fait de ses liens personnels avec les élus bénéficiaires ou les collaborateurs.Prenant en compte différentes circonstances aggravantes de responsabilité et la situation financièrede l’intéressé, la Cour a condamné le maire à une amende de 3 000 €.Arrêt du 7 mai 2026 « Commune de Petit-Quevilly (Seine-Maritime) et Société anonyme d’habitations à loyer modéré Seine Habitat (SSH) »Danscetarrêt,lamairedelacommunedePetit-Quevillyetleprésident-directeurgénéraldelasociétéanonymed’habitationsàloyermodéréSeineHabitat(SSH)étaient renvoyésdevantlaCourdescomptes.Unbailemphytéotiqueavaitétéconcluen1983afinquelaSSHconstruiseetgèreunimmeubledelogementsocialetunlocal commercial. Autermedececontrat,enfévrier2023,lacommuneétaitdevenuepropriétairedecebien.LaSSHavaitpourtantcontinuéàencaisserlesrecettesetàpayer lesdépensesafférentesàcetensembleimmobilier,sanstitrenihabilitation.Parlasuitel’immeubleaétévenduparlacommuneàlaSSHendécembre2025.Entrelafindu bailetcettecession,ilappartenaitaucomptablepublicetnonàlaSSHquin’avaitaucunehabilitationàceteffet,d’encaisserlesloyersetderéglerleschargesdegestion pour le compte de la commune.LaCourdescomptesaengagélaresponsabilitédesdeuxpersonnesrenvoyéespouravoir,malgrédemultiplesalertes,enmaniantouenfavorisantlemaniementde denierspublics,commisl’infractiondegestiondefaitdéfinieàl’articleL.131-15ducodedesjuridictionsfinancières(gestiondefait).Ilsontchacunétécondamnésàune amende de 1 500 €.Arrêt du 22 mai 2026 « association Confluences ».Danscetarrêtlaprésidentedel’associationConfluencesavusaresponsabilitéengagésaresponsabilitéautitredu3°del’articleL.131-13ducodedesjuridictions financièresrelatifàl’engagementdedépensessansenavoirlepouvoir.Ellen’étaiteneffetpascompétenteetnedisposaitpasd’unehabilitationduconseild’administration pouroctroyeraudirecteurgénéraldel’associationuneindemnitédedépartàlaretraiteendécembre2018,lerecruter,ànouveau,enjuillet2019enqualitédedirecteur généraletpoursignerunavenantaubailprofessionnelconcluparl’associationaveclaSCIpropriétairedel’immeubledanslequelelleétaitinstallée,afind’enaugmenterle loyer. La Cour des comptes a condamné la présidente de l’association à une amende de 4 000 €.Arrêt du 16 avril 2026 « ENSA-PLV »Danscetarrêt,unancienagentcomptabledel’Écolenationalesupérieured’architecturedeParis-LaVillette(ENSA-PLV),égalementchefduservicefacturierde l’établissement,aétérenvoyédevantlaCourdescomptesautitredel’infractiondefautegravedegestionprévueparlecodedesjuridictionsfinancières(articleL.131-9). Lesfaitsreprochésportaientsurlepaiementd’unacompteàundestinataireayantusurpél’identitébancaired’uneentrepriseréalisantdestravauxpourl’établissement.La Courajugéquel’agentcomptableavaitcommisunesériedenégligencesetdemanquementsauxobligationsdevigilanceinhérentesàsafonction,constitutived’unefaute gravequiavaitentraînéunpréjudicefinanciersignificatif.Lafactured’avancen’avaitpasétéenvoyéeparlesystèmeChorusProcommeleprescrivaientlespiècesdu marché,etellecomportaitunRIBdifférentdeceluifigurantsurl’acted’engagement.Commelerappellelacour«Ilappartientàl’agentcomptabledes’assurerde l’exactitudedescoordonnéesducomptesurlequelildonnel’ordredevirement,del’identitédesontitulaireetdevérifierqu’ilssontidentiquesauxmentionsfigurantsurles piècesjustificativesreçuesdel’ordonnateuràl’appuidumandat».ParailleursdesmodificationsduRIBontétéparlasuitecommuniquéesparcourrielparl’escrocavecun nomdedomainesuspectetdiversesvérificationsn’ontpasétéfaites.Prenantencomptediversescirconstancesatténuantes,notammentliéesauxeffectifsinsuffisantsdu service facturier et de l’agence comptable, la cour a prononcé au final une amende de 500 €.Arrêt du 11 mars 2026 « Communauté de communes de Marana-Golo »LalecturedecetarrêtdelaCourd’appelfinancièreestvivementconseilléauxagentscomptablesetàleurpersonnelchargédelagestiondescréancescarlejugement détaille le droit applicable en matière de recouvrement des recettes, sa mise en œuvre et les erreurs à ne pas commettre (considérants 17 à 41 de l’arrêt).Arrêt du 16 février 2026 « Caisse d’allocations familiales du Val-de-Marne (CAF 94)».LaprocureuregénéraleprèslaCourdescomptesavaitrenvoyédevantlachambreducontentieuxl’agentcomptable,puisdirecteurcomptableetfinancier,delacaisse d’allocationsfamilialesduVal-de-Marne(CAF94)ainsiquesonanciennefondéedepouvoir.Lesfaitsreprochésétaientlasaisied’actesprétendumentinterruptifsdela prescription,danslesystèmed’informationdelaCAFafinderepousserartificiellementlaprescription. Adéfautd’acteinterruptiflégallesindussontprescritscequientraine undéficitsignificatifpourlaCAF(>5M€).L’infractiondéfinieparl’articleL.131-9duCJFestdoncconstituée.Unesecondefauteconcernaitlenontransfertdecréances d’indus ; ce qui a occasionné leur prise en charge sur le budget de la CAF.LaCourdescomptesaenconséquenceengagélaresponsabilitédel’anciennefondéedepouvoirdontlerôleaétédécisifdanslamiseenœuvredesactesnoninterruptifs deprescriptionetdansledéfautdecontrôledutransfertdecréances.Elleaétécondamnéeàuneamendede6000€comptetenu«d’unchampderesponsabilitésélevé accompagnéd’unelargedélégation».Lecomptable,puisDAF,quiaméconnusondevoirdecontrôleetdesurveillancedesesservices,malgrélesalertesreçues,aété condamné à une amende de 8 000 €.Lacourajugéquelecomptable/DAF«anégligé,demanièredurable,lesmissionsd’organisation,desupervisionetdecontrôlequiluiincombaiententantqu’agent comptablepuisdedirecteurcomptableetfinancier.Ilasystématiquementignoréouminimisélesalertesémanantdesauditsinternes,desservicesdelaCaissenationale, desinstancesdegouvernanceetdupersonnel.Soninertiefaceàcesalertesaétédéterminantedanslaconsolidationetl’aggravationdesdésordresetdémontreune carence managériale structurelle.Silachargedetravaildel’agencecomptableliéeaurecouvrementdescréancesétaitimportante,cettecirconstancenesauraitl’exonérerdesonobligationdemettreen placeuneorganisation,descontrôlesetdesprioritésdetraitementadaptésàcesrisques.Aucontraire,ladensitédesfluxetl’importancedesenjeuxjustifiaientune vigilance accrue de sa part.Illuiappartenaitprécisémentd’organiserundispositifdecontrôleinternepermettantdepréveniroudedétecterdetellesdérivesetdenepassereposerexclusivementsur la loyauté et la compétence présumées de sa collaboratrice.Cesélémentscaractérisentunensembledecirconstancesaggravantlaresponsabilitépersonnelledel’agentcomptabledanslacommissiondesdeuxinfractionsquiluisont imputées. ».Arrêt du 12 décembre 2025 « Commune d’Echirolles »Commedansl’arrêtd’appeln°S-2025-06du12décembre2025«Communautéd’agglomérationSLA»,laCouraposéleprincipeselonlequel,«enmatièred’octroid’un avantageinjustifiéàautrui,l’existenced’unintérêtpersonneldirectouindirectpoursuiviparlegestionnairepublicnesauraitsedéduireduseulmanquementdecelui-cià sesobligationslégislativesouréglementaires,niduseulfaitquesadécisionauraitpunepasêtreentoutpointconformeauxmeilleuresrèglesdegestionouqu’elleaurait conduitàméconnaîtreunobjectifd’intérêtgénéral.» Aucasd’espèce(leversementàdesagentsdelacommuned’uneprimede13emois,surréquisitiondelacomptable publiqueparlemairedelacommune)laCouraainsijugéqu’aucunélémentnepermettaitd’établirquelemaireauraitvoulusatisfaireunintérêtpersonnelaumotifqu’il aurait voulu préserver le climat social, ne pas porter préjudice à des relations personnelles, ainsi que limiter un risque électoral.Arrêt d’appel n° S-2025-07 du 15 décembre 2025 « Commune d’Eguilles »Arrêtd’appelconcernantl’arrêtn°S-2025-0647du13mai2025«Communed’Eguilles»(voirci-après).Ilétaitreprochéàuncomptabledelacommuned’Éguilles (Bouches-du-Rhône)d’avoir,pendantplusieursmois,payédesmandatsrelatifsàunmarchédetravauxsansreleverquelafacturationétaitsupérieureauxprix contractuellementfixés.Unremboursementdesurfacturationsparl’entrepriseétaitintervenuaprèslacessationdefonctionsdececomptable.Aprèsavoirrappeléles obligationsducomptable,notammentenmatièredecontrôledel’exactitudedelaliquidation,laCourd’appelfinancièreaconfirméquel’infractiondel’articleL.131-9du codedesjuridictionsfinancièresétaitcaractérisée.Eneffet,d’unepart,lecaractèrefondamentaldel’obligationméconnueetlarépétitiondumanquementainsique,au surplus,lemontantdessurfacturationslitigieusesattestentdelagravitédelafaute.D’autrepart,laCourd’appelfinancièreaconfirmél’analysedupremierjugeselon laquellelepréjudicefinancierdoits’apprécieraumomentoùlesfaitsontétécommis,mêmedanslecasoùuneréparationintervientavantlejugementdecetteinfraction. Le préjudice en question a été jugé d’un montant significatif au regard du budget de la commune, notamment de sa section d’investissement.Toutefois, réexaminant les circonstances de l’espèce, la Cour d’appel financière, sans prononcer la dispense de peine sollicitée, a ramené l’amende de 7 500 € à 3 000 €.Arrêt du 18 décembre 2025 « Chambre d’agriculture du Loir-et-Cher »Lescomptes2020à2022delaChambred’agricultureduLoir-et-Cheravaientétéproduitstardivementetparfoissanslesannexesprévuesparlaréglementation,adoptés avecretardparl’organedélibérant,signésparl’ordonnateuretlecomptablepostérieurementàcetteadoptionetmodifiésaprèsleurapprobationparlatutelleen méconnaissanceduprinciped’intangibilitédescomptespublics.Cesfaitsétantconstitutifsdel’infractiondenon-productiondescomptes.Elleaconsidéréquecesmêmes faitsn’étaienttoutefoispasconstitutifsdel’infractiondéfinieparl’articleL.131-9duCJF.Cesmanquementsconstituaientcertesunefautegravemaisquelepréjudicesubi ne pouvait être regardé comme significatif.Sonprésidentaétécondamnépourledéfautdeproductiondescomptesàuneamendede1000€.Lacomptableaétédispenséedepeinecompte-tenudescirconstances atténuantes:dysfonctionnementscomptablesd’ampleuretanciens,importanttravailderégularisation,chargedetravailconsidérableenraisondecumulsdefonctions, carences du système d’information financier en cours de déploiement, et prise de fonction au cours de la crise sanitaire.Arrêt du 13 janvier 2026 « Centre hospitalier de Guéret »Deslettresdemission,signéesparladirectricegénéraleadjointedel’ARS,s’étaienttraduitespardeuxcontratssignésensuiteparlecentrehospitalierDeGuéret entraînantunedépensedel’ordrede75000eurosàlachargeducentrehospitalier.Ladirectiongénéraledel’agencerégionaledesantéNouvelle-Aquitainenedisposait d’aucune habilitation pour engager les dépenses en cause. Il en résulte que l’infraction du 3° de l’article L.131-13 du même code, est constituée.Après avoir pris en compte les circonstances, la Cour a prononcé une amende de 1 000 € à l’encontre du directeur général de l’ARS, considéré comme décisionnaire.Arrêt du 6 février 2026 « Ecole des beaux-arts de Nantes Saint-Nazaire ».LaprocureuregénéraleprèslaCourdescomptesavaitrenvoyédevantlaCourl’anciendirecteurgénéraldel’Écoledesbeaux-artsdeNantesSaint-Nazairepourqu’ilsoit statuésursaresponsabilitéauregarddel’infractionrelativeàlafautegravedegestionayantentraînéunpréjudicefinanciersignificatif.Lesfaitsreprochésportaientsurle versementauxagentsdel’établissementpublicd’uncomplémentindemnitairedénuédefondementlégaletréglementaire.LaCourajugéqueleversementdelaprime était irrégulier, qu’il s’agissait d’une faute grave et que ce versement avait occasionné un préjudice financier significatif pour l’école.Prenant en compte diverses circonstances, notamment atténuantes, elle a infligé à l’ancien directeur général une amende de 1 000 euros.Arrêt du 21 novembre 2025 « Office de tourisme de Biarritz - Biarritz tourisme »Concernantleprésidentdel’officedetourismedeBiarritz,laCouraretenul’infractiondel’engagementdedépensesparunepersonnenonhabilitée(3°del’articleL.131-13duCJF).Ilavaitsignéuneconventionsansdélibérationducomitédedirectionl’autorisantàsignercedocument. Aprèsavoirprisencomptelescirconstances,laCoura prononcé à son encontre une amende de 1 000 €.S’agissantdudirecteurgénéral,laCouraretenul’infractiondel’engagementdedépensesparunepersonnenonhabilitée(3°del’articleL.131-13duCJF),ainsiquela fautegravedegestionayantentrainéunpréjudicefinanciersignificatifpourlesremisestarifaires(articleL.131-9duCJF).Eneffetilavaitsignéplusieursmarchéspublics sans disposer d’une délégation du comité de direction. Àl’occasiondesondépartàlaretraite,ilavaitacquissonvéhiculedefonctionàtitrepersonnel,auprixde12060€,alorsquesavaleurnettecomptableétaitde20868€. Aucunedélibérationducomitédedirectionn’autorisaitlaventeduvéhiculeetledirecteurasignél’actedecessionduvéhiculealorsqu’iln’étaitplusenfonctionetn’était donc pas l’ordonnateur de l’office.Enfinledirecteuravaitconsentidemanièrehabituelledesremisescommerciales,enméconnaissancedesrèglesd’exécutiondesrecettesdel’établissementpublic,cequi constituaitunefautegraveayantcauséunpréjudicefinanciersignificatifpourl’officedetourisme.Ledirecteuraémisdesordresderecettesinférieursàlatarification établie,audétrimentdel’officedetourisme.Onnoteraquel’agentcomptablemisencauseparlaprocureuregénéraleaétérelaxéparlaCouraumotifquelaprocédure d’instruction avait été menée sans respecter les règles du contradictoire.Après avoir pris en compte les circonstances, la Cour a prononcé une amende de 6 000 € à l’encontre de l’ancien directeur général.Mêmes’iln’apasétécondamnéàcaused’unvicedeprocédure,lecomptableayantacceptélesordresderecettesnonconformesavaitétémisencauseparlaprocureure de la Cour des comptes.Onpeutétablirunparalléleavecunchefd’établissementquiaccorderaituneremised’ordresurlesdroitsconstatésduSRHsanstextel’autorisant;etaveclecomptable quiaccepteraitletitrederecetteminoréavecuntarifdifférentdeceluiobjetd’unactedelaCTouduCAetuneremisenonprévueparunacte;doncavecdesPJ incohérentes avec le titre.Article19dudécretde2012:Lecomptablepublicesttenud'exercerlecontrôle:s'agissantdesordresderecouvrer:a)Delarégularitédel'autorisationdepercevoirla recette;b)Danslalimitedesélémentsdontildispose,delamiseenrecouvrementdescréancesetdelarégularitédesréductionsetdesannulationsdesordresde recouvrer …Arrêt du 14 novembre 2025 « Chambre départementale d’agriculture du Lot-et-Garonne »CetarrêtdelaCourdescomptesmetenlumièrelesdérivesdecertainsorganismesquiignorentsciemmentlarèglementationetlesdécisionsdejustice.Leprésident,deux vice-présidents,unmembredubureauainsiqu’unagentduservicecomptabilitédelachambred’agriculturedeLot-et-Garonneontcommisunensembled’infractions relativesàl’existenced’unefautegravedegestionayantentrainéunpréjudicesignificatif(articleL.131-9duCJF),audéfautdeproductiondescomptes(articleL.131-13 duCJF),àl’octroid’unavantageinjustifié(articleL.131-12duCJF),àl’inexécutiond’unedécisiondejustice(2°del’articleL.131-14duCJF)etàlagestiondefait(article L. 131-15 du CJF),Lesfaitsreprochésportaientsurlaconstructiond’uneretenued’eausansautorisationetenayantconsciencedesonillégalité,surleversementirrégulierd’aides pécuniairesetennatureauxéleveursdudépartement,surdescomptesannuelsnisincèresetnifiables,surdescondamnationsdelachambred’agricultureparlacour d’appel d’Agen qui n’ont pas été exécutées dans les délais légaux et sur des paiements effectués sans autorisation par un agent du service comptabilité. LesdifférentesinfractionsonttoutesétéretenuesparlaCourdescomptesetontdonnélieuauprononcéd’uneamendeàl’encontredespersonnesrenvoyées;àsavoir uneamendede14000€àl’encontredel’ancienprésidentdelachambredépartementaled’agriculture,de7000€et5000€àl’encontredesdeuxanciensvice-présidents, de5000€àl’encontreducomptableetde2000€àl’encontred’unmembredubureau.Comptetenudelamultiplicitédesinfractionsetdel’attitudedespersonnes concernées ont peut trouver ces montants assez faibles.Concernantl’agentauseinduservicecomptabilitédelaCDA,illuiétéreprochédes’êtreprêtéentouteconnaissancedecauseauxirrégularités.Des’êtreimmiscédansle maniementdesdenierspublicsensignantunpremierordredevirementsansrespecterlestermesdesadélégation,puisunsecondordredevirementsansdélégationde l’agent comptable et utilisant de manière frauduleuse la griffe de celui-ci. Il a donc agi comme comptable de fait.Surl’infractiondenon-productiondescomptesleprésidentdelaCDAétait,entantqu’ordonnateur,responsabledelabonnetenuedel’inventairephysiquede l’établissement,delatransmissionàl’agentcomptabledesdonnéesrelativesàl’actif,etdelaconstitutiondesprovisionsprévuesparl’instructiondu16janvier2020 précitée, afin de garantir la sincérité du passif.Arrêt du 2 septembre 2025 « Régie Golfe du Morbihan Vannes Tourisme »,LaCourdescomptesacondamnéundirecteurpouravoirengagédiversesdépensesrelativesauxachatsdecetétablissementpublicsansenavoirlepouvoirnidisposé d’unedélégationàceteffet,envertudel’articleL.131-13-3°duCJF.Cetarticlepourraits’appliquerlorsqu’unordonnateurd’EPLEsigneraitdesmarchéspublics,notamment pluriannuels,sansavoirreçudélégationduconseild’administrationpourlefaire.Maiscequiestintéressantc’estquelaCourrelèveparailleurslanonapplicationdes règlesdelacommandepublique,notammentcellesenmatièred’évaluationdubesoin,depublicitéetdemiseenconcurrence;avecunconsidérantdel’arrêtfacilement transposableàungestionnaire:«l’expérienceetleniveauderesponsabilitédeM.Xconstituentdescirconstancesaggravantes,sansqu’ilpuisseseprévaloirdufaitqu’il nedisposaitpasd’uneformationjuridiqueouadministrativeadaptée,alorsquelesattributionsquiétaientlessiennesetl’importancedesdécisionsqu’ilaprisesen engageantl’établissementpublicauraientdûleconduireàlaprudenceetàl’acquisitiondesconnaissancesindispensablesàl’exercicedesesfonctions».Unautre considérantestégalementinstructif:«Lefaitquelesagissementsquiluisontreprochésn’auraientpascausédepréjudiceàlapersonnepublique,àlesupposerétabli,ne constituepasunecirconstancedenatureàatténuerlaresponsabilitédeM.X.Ilenestdemêmepourl’absenced’intérêtpersonnelqu’ilauraitprisdanslacommissiondes infractions ».